Je pensais que quelques auraient réagit avant :
"Ce mercredi 20 décembre, le TGV Paris-Genève a percuté un poids lourd. Le chauffeur du camion est décédé. Le Directeur de cabinet du Préfet de l'Ain donne des explications.
Vers 9h30 ce matin mercredi 20 décembre, le TGV Paris-Genève a percuté un camion à proximité de Tossiat dans l'Ain. Le véhicule était en panne à hauteur d'un passage à niveau. Violent, le choc a fait un mort, le chauffeur du poids lourd, et 34 blessés.
«Le camion était un convoi exceptionnel», a indiqué à l'AFP Lamine Sadoudi, responsable de la communication de la préfecture. Le camion a été coupé en deux, la cabine partant d'un côté de la voie et la remorque de l'autre. Le train, quant à lui, a déraillé mais ne s'est pas couché."
Article du 20Minutes.fr, éditions du 20/12/2007:
"Trois personnes ont été placées jeudi après-midi en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la collision d'un TGV et d'un poids-lourd en convoi exceptionnel sur un passage à niveau à Tossiat (Ain), qui a fait mercredi un mort et 35 blessés légers, a annoncé le parquet de Bourg-en-Bresse.
Il s’agit du président du transporteur Altead, basé à Montélimar, ainsi que du chef de l'agence de ce transporteur, à Voreppe (Isère), et de son adjoint, qui est l'exploitant chargé matériellement d'assurer le transport, selon le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière.
Pas l’itinéraire prévu
Dans le cadre d'une série d'auditions entamée dès mercredi, dont celle du conducteur de la «voiture pilote», les trois hommes étaient entendus depuis le début de l'après-midi sur la raison pour laquelle les véhicules du convoi n'ont pas suivi l'itinéraire prévu par un arrêté préfectoral.
Selon la préfecture de l'Ain, le convoi aurait quitté mercredi l'itinéraire autorisé afin d'effectuer une livraison à Certines (Ain), à quelques kilomètres du lieu de l'accident.
«Lien de causalité directe»
Le convoi a emprunté la départementale D64, ce qui l'a amené à traverser le passage à niveau alors que le trajet prévu dans l'arrêté passait par la nationale voisine, la N75, qui ne croise pas le chemin de fer.
«Il y a un lien de causalité directe entre le fait d'emprunter cet itinéraire contrairement à la réglementation et la réalisation de l'accident qui est survenu après», a ajouté M. Gandolière.
Le chauffeur du poids-lourd a engagé son convoi sur le passage à niveau à Tossiat (Ain), alors que la barrière était levée, mais son chargement s'est trouvé bloqué par le premier portique mesurant 4,40 mètres de haut, selon les gendarmes.
Il est descendu de sa cabine pour abaisser sa remorque et a été tué lorsque le TGV Paris-Genève, transportant 160 passagers à environ 100 km/h, a percuté vers 09h20 son poids lourd immobilisé sur le passage à niveau."
Autres photos sur http://www.m6info.fr/cms/display.jsp?id=ri2_782063
"Par La rédaction www.lepost.fr , le 19/12/2007
Maryse Dérudet travaille dans le garage du même nom, situé juste à côté du passage à niveau où le drame s'est produit.
Qu'avez-vous entendu?
"On a entendu un bruit terrible, comme un avion qui s'écrasait. Ensuite, on a vu une colonne de fumée. Moi et le personnel du garage on est aussitôt accouru. Il faut dire qu'on est vraiment tout près de la voie ferrée et du passage à niveau. C'était un spectacle de désolation : le TGV a déraillé et le camion était en piteux état".
Et ensuite?
"Les pompiers et les gendarmes sont arrivés très vite. Les gendarmes ont même installé leur PC de crise dans le hall du garage".
Comment cet accident s'est-il produit?
"D'après ce que je sais, il s'agit d'un convoi exceptionnel qui transportait un gros engin de chantier, destiné à la carrière qui se trouve pas loin. L'engin était trop gros pour le passage à niveau, du coup, le camion est resté coincé. Pendant les quelques secondes où il ne pouvait plus bouger, le TGV Paris-Genève est arrivé. La collision était inévitable".
Ce passage à niveau est-il dangereux?
"Pas spécialement. C'est plutôt l'engin de chantier qui était en cause. Il paraît qu'ils se sont demandés où ils allaient le faire passer hier. Ils ont choisi ce passage, car il fallait bien franchir la voie ferrée quelque part!"
|